Formats

Une soumission émancipatrice

Cambouis, ici en version β, publie au fil de l’eau. Il s’agit de privilégier la « slow science » et de ne publier que le meilleur, même si c’est avec parcimonie. Du point de vue des auteurices, cela présente l’avantage de voir son article publié dès que le processus d’évaluation-révision est achevé.

Cambouis sollicite directement des auteurices pour leur proposer son espace de publication. Cambouis ne lance aucun appel à articles, qu’il soit ponctuel ou permanent. Dans sa phase de lancement, Cambouis ne garantit aucun délai d’évaluation et de parution pour les soumissions d’article non sollicitées.

Cambouis pratique l’évaluation borgne : les articles sont systématiquement évalués, nominativement par les membres du comité de rédaction et, de façon anonyme, par des expert⋅es externes selon leurs domaines de compétences. Le comité de rédaction se charge ensuite de faire la synthèse des évaluations et de donner une réponse claire, cohérente et bienveillante aux auteurices.

Cambouis est en accès libre, et considère que les connaissances produites dans la sphère publique doivent être gratuitement mises à disposition des citoyen⋅nes qui les financent. La revue s’inscrit dans l’Appel de Jussieu et est cataloguée dans le répertoire international des revues en accès libre (DOAJ).

Cambouis publie ses contenus selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Les articles publiés engagent la seule responsabilité de leurs auteurices.

Cambouis doit obtenir des auteurices le droit de reproduction et de représentation sur l’article dont elle peut librement disposer pour toute utilisation éditoriale de son choix. À cet effet, les auteurices signent un contrat de cession non exclusive de ces droits après acceptation de l’article. La cession est réalisée à titre gratuit. L’auteurice conserve le droit de verser la version finale de son article en dépôt d’archives ouvertes quand bon lui semble, et la version « PDF éditeur » dès après la parution dans Cambouis. Pour plus de détails, voir le modèle de contrat élaboré par le Comité pour la science ouverte, que Cambouis a adopté.

Cambouis est soumise au droit français.

 

Des consignes libératrices

Cambouis n’impose aucun format de publication a priori.

La taille des articles est libre dans la seule limite de l’intérêt scientifique, tel qu’évalué par le comité de rédaction : 10 000 signes peuvent suffire à exposer une contribution méthodologique aux sciences sociales ; 200 000 signes sont parfois nécessaires pour tenir une argumentation.

Les registres d’écriture sont libres pour peu qu’ils concernent des questions de méthodologie en sciences sociales : les rubriques proposées visent à susciter l’imagination et ne sont pas exclusives de propositions qui les déborderaient.

  • Outils : présentation, discussion, mise en œuvre de méthodes d’enquête (de l’outil technique à la méthodologie)

  • Histoires : genèses et évolutions de méthodes et de leurs usages

  • Reprises : réédition de textes méconnus, oubliés, introuvables…

  • Traductions : des textes importants introuvables en français

  • Revisites : réplications de démarches empiriques et réinvestissements de terrains étudiés dans le passé

  • Modes d’emploi : tutoriels problématisés, exposés de savoir-faire et tours de main en lien avec des questionnements empiriques et/ou théoriques

  • Méta-analyses : articulation des résultats d’une série d’études indépendantes sur un problème donné, selon une démarche ou un protocole reproductibles

  • Biblios : bibliographies commentées concernant une méthode ou une famille de méthodes

  • Philo : analyses de méthodes du point de vue de l’épistémologie empirique ou de la philosophie des sciences

  • Ou d’autres rubriques à imaginer !

Cambouis incite fortement les auteurices à utiliser des formats d’illustrations et de visualisations des analyses variés et réfléchis pour les besoins de l’argumentation : images, sons, vidéos, tableaux interactifs, graphiques interactifs, graphiques dynamiques, visualisateurs de versions, visualisateurs de documents avec annotation, etc. Cambouis invite les auteurices à s’enquérir auprès de la revue de ses possibilités techniques en amont de l’écriture, sachant que celles-ci ont vocation à s’élargir au fil du temps.

Cambouis accepte des documents aux formats .odt (LibreOffice ou OpenOffice), .rmd (Rmarkdown), éventuellement .docx ou .doc (Office Word).

Cambouis utilise le style bibliographique « Tapuscrit », adaptation française du style « Chicago » réaliséee par les Éditions de l’EHESS à partir des recommandations élaborées en 1971 par Marie-Louise Dufour, dans sa version « auteurice-année », c’est-à-dire sans note de bas de page. Nous reproduisons ses spécifications ci-dessous ; elles sont également consultables sur le répertoire du logiciel de gestion bibliographique Zotero (style mis au format .csl par Franziska Heimburger).

Les appels de référence dans le corps du texte prennent la forme « (Auteurice(s), Année, p. 1-78) ». Il est possible – et même recommandé – pour les auteurices de télécharger le style dans Zotero.

 

Bibliographie

Hainiche Hervé, 2022, Dépasser Bourdieu. Une passion axiologiquement neutre de l’ordre, 13e éd., Paris, Seuil (coll. « Par en dessous »), 19 p.

Deskolê Eduardo, Dieu d’eau Kamo. Ontologismes comparés, La Tour Occidentale, Éditions Nouveau Testament, 2020.

Mürj Else, L’expérience du flipper ou le déclin de la socialité. Immersion longue au bar du coin, traduit du danois par Andrée Zienne, La-Roche-sur-Yon, Éditions Toufoulcamp, 1997.

Dussol Sarah (éd.), Les raisons du cœur, les pensées de la main, les affects du neurone. Cognition affordante et émotivité axiologique dans la conduite d’ascenseur, Arcueil, Éditions In Situ, 2017.

Merrineau Chantal (éd.), 1940, Popolo o bobo, il faut choisir. Comparaison internationale des mutations du moral périphérique, Paris 7e, Éditions du Doigt Mouillé (coll. « On peut plus rien dire »).

Mandarin John, Dirtyhands Rachel A. et Dirtyfeet Richard A., 2019, « Our results are significant*** (p-value<0.01) » in Paul G. Atekeeper and Bo Ring (eds.), Handbook of sociological knowledge, 10e éd., New York, NY, Wiley-Interscience (coll. « Social Sciences Series »), p. 83‑109.

Doe Jane, « Le fantôme ventriloque, ou le refus du surplomb ethnographique. Co-observation des compétences créatives ordinaires au passage pour piéton⋅es » dans Gaston Bachelord (dir.), Genius loci. Redistribuer l’ethnographie aux braves gens, Paris, Éditions Micro-Trottoir, 2018, p. 34-51.

Star Alain, 2017 [1994], Les soupirs du fleuve. Microcrédit et cosmogonie du développement, trad. de l’anglais par Inès de Lôin, Paris, Éditions Nouvel Exotisme.

Weber Max, 2018 [1905], Entzauberung. Besser zu lesen als zu übersetzen, Stuttgart, Grossmann Verlag, https://books.closedagainedition.org/classiques/5028.

Du Pont Camille, 2017, « Genèse des catégories institutionnelles et pratiques locales de la domination. Les classes populaires au prisme de mes interactions avec elles », Illusio Sciences Sociales, vol. 66, no 1, p. 23-45.

Blob Philomène, « La gestion du confinement dans les administrations intercommunales. Enquête de terrain à partir des diagnostics de mes étudiants de master », L’Année Politiste, vol. 61, no2, p. 112-129.

s. a., « Les chevaliers de l’An mil étaient vraiment au lac de Paladru. Une découverte enfin brevetée », Newsletter biquotidienne de l’ERC, 7 septembre 2021, p. 1.

Tizchorte Maylis, « Organisations hybrides, dispositifs synergiques et marchés bifaces. Le contrôle financier, ethnographie en 14 entretiens d’un groupe professionnel transnational en transition », Two Bullets Points Sociology, vol. 35, no3, p. 96-112.

Cy Argus, « Selfness, otherness and violence – and conflict – and ambiguity. A post-X stand. (About La danse des canards) », Trialogues. Le quotidien qui ressasse le futur, 17 avril 2015, p. 6.

Boss Cara, « Jeunes, soyez solidaires avec les précaires ! L’éméritat détruit l’estime de moi et prive la science de ses génies », entretien par Eva Catère et Ruffin de Possedocque, Mévintézarfontou. Revue d’Ego-Histoire, no43, p. 3-52.

Bo Harry, 2019, « Une révolution algorithmique. Recension de Stallone Sylvia W., 2019, The ‘M&Ms’ Model. Multi-Levels, Multi-Dimensions, Multi-Sites, Multi-Disciplines Analysis of Multi-Scrapped Data About The Mutiverses of Multiple Egos, Cambridge, Mass., MIT Press », Gros Data, vol. 4, no2, p. 56-71.

Frèze Matteo, « La nouvelle ère des relations industrielles transnationales. Commentaire géopolitique de ma collection des Échos », Paris, Sciences Po, Discussion Paper no357, https://consulting.com/paricilacaillasse.

Soler Ambre, 2023, Les cis étaient sept. Approche croisée enchevêtrée intersectionnelle imbriquée consubstantialiste emmêlée des processus de la construction de la fabrique des émergences de représentations d’identités de formations matérielles/symboliques d’assujettissements de subjectivations d’identifications de catégorisations d’(auto-)assignations de gens cis homo racisés non-jeunes ruraux valides des Suds, Thèse pour le Doctorat d'Études, Montrouge, Université PLP (Pas Loin de Paris), 1023 p.

Pasmoins Kevina, 2020, « Le coronavirus souffre aussi. Une socio-(phéno-)ontologie morale de l’action, avec du social dedans, et aussi du critique », Au-delà de ceci, de cela et du reste [en ligne], 21 avril 2020, https://uberblog.adccr.edu/corona, consulté le 22 avril 2020.

Mero Cali, 2021, @calimero, « La clé des champs. Notes pour une sociologie VRAIMENT CRITIQUE de la serrurerie », Thread Twitter [en ligne], 25 novembre 2019, consulté le 25 novembre 2019, https://twitter.com/calimero/status/1198858860489932800.

Collectif Kantine, 2021, La fabrique des instruments. Dispositifs commensaux des administrations centrales et coproduction de l’action publique, Paris, Rapport pour la Commission des Rapports du Sénat, https://www.senateurices⋅++-groov.fr/29436735789748844538611, consulté le 18 juin 2021.

 

 

Écriture inclusive

Nous reprenons ici, avec leur autorisation, les consignes de la revue Sociologie du travail.

Cambouis encourage les auteurs et autrices à utiliser des techniques d’écriture inclusive dans le but de rendre visibles les situations de mixité ou de non-mixité du monde social, masquées par le recours systématique au masculin neutre. Il existe plusieurs formes d’écriture inclusive et leur pertinence s’apprécie en situation, selon les textes et le propos. La revue entend donc intégrer cette réflexion dans le processus d’évaluation scientifique des articles qui lui sont soumis, sans la réduire à un enjeu éditorial. Les consignes qui suivent visent à guider les autrices et auteurs en amont de la soumission de leur texte. Le comité n’entend pas imposer une forme unique d’écriture inclusive mais souhaite ainsi privilégier des pratiques d’écriture permettant de ne pas sacrifier la clarté et la qualité des publications. Dans le cas où un article fait l’objet d’une demande de reprise, les membres du comité de rédaction et le secrétariat de rédaction de la revue accompagnent les auteurs et les autrices dans la recherche des solutions les plus adaptées.

Nous recommandons aux autrices et auteurs de marquer la mixité des sexes en déclinant les termes au masculin et au féminin (« les étudiantes et les étudiants »). Un ordre alphabétique peut être adopté, mais il peut également être judicieux de faire varier cet ordre au fil du texte.

Nous suggérons également, quand c’est possible, de recourir à des termes épicènes (« personnes ») ou à des formules neutres du point de vue du genre dans le cas de situations de mixité. Pour les adjectifs, il faut appliquer la règle grammaticale dite de la proximité (le masculin ne l’emporte pas sur le féminin, c’est la proximité avec le nom qui détermine l’accord de l’adjectif : « les musiciens et musiciennes ont été rémunérées »). Enfin, certains termes devraient être déclinés au féminin si les catégories auxquelles ils renvoient sont très majoritairement composées de femmes (le même principe s’applique aux groupes très majoritairement composés d’hommes). Ce choix peut alors très simplement être justifié au début du texte, en note de bas de page, pour en avertir le lectorat.

Pour la féminisation des noms de fonctions, on privilégie les formes déjà existantes. En particulier, on écrit autrice plutôt qu’auteure (tout comme lectrice, traductrice, directrice…), l’ajout d’un e (muet donc en principe non entendu) aux terminaisons en « eur » étant réservé à des cas plus compliqués. On peut ainsi accepter « professeure », même si « professeuse » devrait pouvoir se généraliser comme toute autre forme féminine. En effet, la réussite d’une écriture inclusive (pour l’enjeu égalitaire qu’elle vise) nous semble reposer sur la banalisation de toutes les formes qui ont un temps été jugées bizarres ou ridicules au féminin alors qu’elles ne l’étaient pas au masculin. L’argument selon lequel une forme féminine peut avoir un autre sens ne tient pas, car c’est également le cas de certaines formes masculines ; tout mot se comprend dans son environnement sémantique.

Le recours au point milieu, ou point médian, « · » est possible, mais ne devrait être utilisé qu’en dernier recours, lorsque les propositions précédentes ne suffisent pas à atteindre l’objectif recherché ou, de manière mesurée, pour des termes spécifiques, qui se prononcent de la même manière au masculin et au féminin (par exemple salarié·e, employé·e ou professionnel·le) et jamais pour des adjectifs seuls (voir la règle précédemment évoquée de l’accord de proximité en cas d’énumération). Au pluriel, on utilise un seul point milieu (on écrit alors « les salarié·es » et non pas « les salarié·e·s »). Au pluriel, comme au singulier, si le nom est suivi d’un adjectif, on peut, pour alléger l’écriture, choisir de faire l’accord au masculin ou au féminin, puisque la mixité est déjà rendue visible par l’usage du point milieu pour le nom (par exemple on choisit d’écrire « des professionnel·les engagés » ou « des professionnel·les engagées », plutôt que « des professionnel·les engagé·es »). Par ailleurs, dans certains cas, le point milieu alourdit excessivement le style et gêne la lecture. Il devra alors absolument être évité (par exemple on n’écrit pas les « travailleurs·euses » mais « les travailleurs et les travailleuses »).

Il est à noter enfin que toutes les personnes ne se reconnaissent pas dans une assignation de genre binaire, et que des formes plus neutres ou inclusives émergent, comme « ielle » plutôt que « il » ou « elle » et, au pluriel, « auteurices », par exemple. Ces formes sont acceptées par la revue, et bienvenues tant qu’elles sont prononçables.

Ainsi, le comité de rédaction engage les autrices et les auteurs à pratiquer une écriture inclusive qui résulte d’une réflexion scientifique sur la mixité (ou la non-mixité) de genre des espaces sociaux étudiés, au-delà de l’application mécanique de règles. Les pratiques d’écriture inclusive étant encore en évolution, ces recommandations pourraient être révisées à l’avenir, le comité restant vigilant et mobilisé sur cet enjeu.